Posture inversée de hatha yoga

La Chandelle ou Sarvangâsana est une des plus importantes postures de hatha yoga. Son nom sanskrit veut dire posture du corps tout entier.



Catégories :

Posture de yoga - Yoga

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Dans chaque posture et durant les mouvements qui relient les postures, le regard se pose.... Chacune des postures des six séries qui compose l'yoga que nous... la séquence des postures inversées est prohibée, pour les pratiquantes... (source : samasthitistudio)
  • Dans ces postures, la position des organes internes est inversée, ce qui active leur... La pratique du yoga à deux permet d'approfondir la posture mais aussi l'écoute..... shrams et des centres d'yoga, autant à Londres qu'à Paris, ... (source : hathayoga.canalblog)
Sarvangâsana

La Chandelle ou Sarvangâsana est une des plus importantes postures de hatha yoga. Son nom sanskrit veut dire posture du corps tout entier. Elle est particulièrement proche de la posture Sirshâsana en appui sur le sommet du crâne, mais elle ne tasse pas les vertèbres cervicales.

Description de la posture

Pose inversée sur le cou et les épaules, coudes au sol ; mains plaquées sur les reins, jambes tendues. À la verticale et non pas «en charrue». Yeux fermés et respiration lente.

Dans le hatha yoga, il convient de pratiquer de façon progressive en augmentant légèrement la durée des postures chaque jour. Il est conseillé de se relever après deux minutes allongé sur le dos, à l'issue de la pose, pour répartir la masse sanguine.

Les sâdhus de la kumbhamelâ, en Inde, adeptes accomplis, la maintiennent trois heures. Elle sous-entend pour eux une signification alchimique. Plus modestement, un familier de Sarvangâsana en bonne santé peut se permettre 1h ou 1h30.

Bénéfices
  • Pratiquer cette posture au moins une demi-heure chaque matin au lever est censé perfectionner :
    • la circulation du sang et de la lymphe ;
    • l'oxygénation de tout le corps ;
    • la digestion et le transit intestinal ;
    • l'«équilibre hormonal» via la glande thyroïde ;
    • la coordination du dispositif nerveux ;
    • la maîtrise de la respiration via son action sur la medulla oblongata ;
    • la souplesse vertébrale ;
    • la mémoire ;
    • la créativité ;
    • l'aptitude à ressentir de la joie ;
    • la longévité.

Les personnes qui souffrent de varices, du foie, d'asthme ou de maux dentaires, trouveront en elle un évident réconfort.

Le matin, la Chandelle accroît la Shakti («énergie»)  ; elle calme les énervés le soir.

Exécutée avant une méditation assise, elle la facilite.

Une cure de maca péruvienne, de ginseng rouge ou de jus de noni, trois puissantes panacées végétales, renforcerait les effets de Sarvangâsana que les anciens nommaient jadis la reine des postures. Le recours à la médecine ayurvédique est un autre moyen. Le végétarisme ne s'impose pas : manger varié dans de raisonnables proportions suffit.

Contre-indications

  • colonne vertébrale malformée ;
  • sévère hypertension ;
  • glaucome ;
  • abscès dentaire, oreillons et otite aiguë ;
  • fièvre ;
  • infection du sang ;
  • estomac plein.

Inversion des flux

L'homme serait soumis aux «champs cosmo-telluriques» et au poids sa vie durant. Le fait que ces contraintes s'exercent en sens unique accélèrerait «l'usure chronique» du corps. Se placer à l'envers momentanément réparerait les «dégâts» causés.

A titre d'exemple, le cœur se reposerait car il apporte moins d'efforts pour irriguer le cerveau et ramener aux poumons le sang veineux des jambes.

Retour à la conscience originelle

L'homme vient au monde tête en premier (sauf exceptions). Le fait de reproduire une attitude analogue aux instants prénataux où se retourne avant de sortir le fœtus, ramènerait la mémoire à sa «condition d'origine». Corps et esprit seraient alors vierges de toute impression. Du moins celles que leur imposeront plus tard l'éducation et les évènements de la vie, mais aussi les conséquences qui en découlent. L'objectif est de s'affranchir de toutes ces conséquences, c'est à dire effacer le Karma. Annihiler le fractionnement de sa conscience, renverser la perspective et accéder à la face cachée du réel.

Transmutation des énergies

À un stade avancé, les yogis considèrent qu'il est essentiel de regrouper toutes ses énergies de base pour les muter en «force spirituelle». Elles emprunteraient alors un canal subtil central situé dans la mœlle épinière, la nadî Sushumnâ, et rejoindraient la tête après avoir «percé» certains chakras ou nœuds d'énergie.

C'est ce qui explique les motivations d'une classe de yogi, les Urdhvaretas se réclamant de Shiva, qui pratiquent la rétention séminale et la posture inversée pour stocker dans le cerveau l'énergie sexuelle transmuée. Certains d'entre eux considèrent le plaisir retiré de leur ascèse, la sâdhanâ, comme supérieur à la jouissance du coït.

Dans le Yogatattva Upanishad, on peut lire :

«[…] Quant à l'attitude inversée

elle plaît aux adeptes avancés
car elle garde de maintes maladies
du corps et de l'esprit ;
[…] en trois mois,
rides et cheveux gris disparaîtront,
et si on pratique l'Attitude inversée
durant trois heures chaque jour,
l'on ne mourra point. […]»»
    — Yogatattva Upanishad, (122, …, 125)

Et pour mieux «épouser» Sarvangâsana, nombre de ces experts gymnosophistes répètent intérieurement le mantra «Om, namo, bhagavaté vasou devaya» : «Ô Seigneur Illimité, Résidant au cœur de l'ensemble des êtres, vers Toi je tourne ma conscience».

Voir aussi

Bibliographie

On mentionne la pose inversée dans une myriade de contextes :

  • Les classiques :
    • Jean Varenne, Upanishads du Yoga, Idées Gallimard, Collection UNESCO, Paris, 1971 ;
    • Tara Michaël, Hatha-Yoga-Pradipikâ, traité du XVe siècle, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1974, où on apprend que cette posture est aussi un mudrâ (sceau mystique ou attitude), la Viparîta-Karani mudrâ, ISBN 2213001421.
  • Les ouvrages techniques :
    • B. K. S. Iyengar, Yoga Dipikâ, Lumière sur l'yoga, Éditions Buchet/Chastel, Paris, 1978 ;
    • Yogiraj Shri Swami Satchidananda, Hatha Yoga Intégral, Le Courrier du Livre, Paris, 1982, ISBN 2702901069 ;
    • Sri Swami Sivananda, Yoga de la Kundalinî, Épi sa Éditeurs, Paris, 1973 ;
    • Dr. A. Saponaro, Santé et jeunesse avec le Yoga, De Vecchi Poche, Paris, 1987, ISBN 2732840505.
  • Les ouvrages spéculatifs ou ésotériques :
    • Goswami Kriyananda, La science spirituelle du Kriya Yoga, Éditions Arista (devenues Amrita), Plazac/Rouffignac, 1987, ISBN 2904616160 ;
    • Mircea Eliade, Le yoga, Immortalité et liberté, Payot, Paris, 1972, ISBN 2228133604 ;
    • Jean M. Rivière, Le yoga tantrique Indou et Tibétain (voir aussi à Tantra), Archè, Milano, 1976 ;
    • L'Apothicaire, Les Aventures du Docteur Enfoyrus (roman philosophique particulièrement rare), Éditions de l'Apothicaire, Avignon, 1996, ISBN 2911344006.

Liens externes

Recherche sur Amazon (livres) :



Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Posture_invers%C3%A9e_de_hatha_yoga.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 27/08/2009.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu